LA DOULEUR                                                                          

 Résultat de recherche d'images pour "DOULEUR IMAGES GRATUITES"Seul un médecin peut  traiter la douleur et ses causes. La sophrologie n'a sa place qu'en complément d'un traitement médical. La douleur ne va pas disparaître mais sa perception pourra en être modifiée.

 

La douleur?

"C'est une réaction sensorielle et émotionnelle désagréable ressentie lorsqu'un tissu est endommagé entraînant l’excitation de récepteurs nerveux" 

La douleur est communément classée en deux catégories selon sa durée : en douleur aiguë, forte mais souvent courte, et en douleur dite chronique lorsqu'elle persiste au delà de six mois, ne répond à aucun des traitements habituels et devient récurrente.  

Elle a une fonction d'alerte. Elle apparaît lorsqu'un message, véhiculé par les nerfs, est transmis par les capteurs de la douleur (nocicepteurs) de la zone d'un traumatisme au cerveau où il est traité selon son intensité. La partie du corps atteinte est localisée, le message transmis devient douleur. Le corps, pour se protéger, réagit en contractant les muscles proches de la lésion. Cette réaction apporte une augmentation de la douleur.

 

FOCALISATION   DE-FOCALISATION

L'exercice 

Il a pour but, dans un premier temps, de réinitialiser l'information envoyé au cerveau afin de modifier l'intensité de la réponse en retour et par là de réduire la douleur.

Le premier acte consiste en des mouvements respiratoires induisant un état de relaxation. Le relâchement corporel permet de détendre les muscles voisins de la zone impactée, d'annihiler l'augmentation de la douleur résultant de leurs contractions. La partie du corps atteinte est est mieux perçue, localisée plus finement, sa périphérie réduite.

Le deuxième acte demande de mettre des mots sur la douleur, de l'identifier avec nos cinq sens(forme,odeur,couleur...)pour pouvoir mieux la situer, la modeler, la changer afin de réduire son intensité.

Pour le troisième acte l'attention est portée sur une partie du corps indemne, à l'opposée de celle du trauma pour apprécier le bien-être , le confort qui y règnent. La respiration abdominale est utilisée pour agir sur ces deux zones.

La technique

Prenez vraiment conscience de l’intentionnalité de l'exercice : diminuer votre douleur

 Installer vous confortablement en position assise, les pieds posés à plat sur le sol. Fermez les yeux et portez votre attention sur les points d'appui du corps, sur les sensations de contacts avec votre siège, avec vos vêtements. Ressentez le mouvement de va et vient de votre souffle, adopter une respiration abdominale. Portez plus particulièrement votre conscience sur les expirations.

Une fois la détente installée, laissez venir à votre esprit l'image d'un tableau noir sur lequel vous allez écrire ou dessiner les caractéristiques que vous donnerez à votre douleur.                                                                              

  •  de quelle matière est-elle faite? quelle est sa taille? sa forme?                                                         
  •  est-elle ronde, carrée, en forme de triangle, lisse, granuleuse, ou autre?
  •  quel poids lui donnez-vous?
  •  quelle température? La ressentez-vous chaude ou froide, tiède ou fraîche, brûlante ou glacée?        
  •  quelle odeur? La sentez-vous plutôt fade ou fétide, forte ou douteuse? A quoi vous fait-elle penser?
  •  quel son? Aigu ou grave, continu ou intermittent, puissant, sifflant?
  •  quel gout? Acre, douceâtre, amer, saumâtre,infect? Que vous rappelle -t'il? 

 Si vous le pouvez, laissez apparaître une image qui symbolise votre douleur ....Focalisez-vous sur cette image...Observez cette représentation avec attention

 

Reste à  localiser la douleur et à la délimiter

Pour cela, vous recherchez l'endroit précis où elle se situe pour la fixer, vous la visualisez avec tous ses aspects pour la circonscrire.                                                                                                           

Son champs d'action est maintenant limité, sa progression contrariée.

A présent vous déplacer votre attention de la zone douloureuse vers une zone opposée intacte de douleur(par ex. bras droit si bras gauche atteint)  

Vous gouttez le bien-être régnant dans cette partie saine, vous vous concentrez sur ce ressenti et l'appréciez pleinement.        Vous vous polarisez sur cette sensation et grâce à votre respiration abdominale vous allez sur chaque inspiration augmentez ce bien-être prédominant dans cette partie du corps. Puis, sur les expirations, vous commencez à restreindre la zone douloureuse. Vous réduisez un peu plus à chaque expiration ce point douloureux. 

 Votre respiration vous aide à soulager votre douleur et vous permet de la gérer pour la rendre plus supportable

.D'après le travail de Sabine PERNET

 

 

 

                                 LE GANT ANESTHÉSIANT

 

Ce protocole peut être être utilisé après une relaxation dynamique, de la respiration et une sophronisation de base.

 

           

 

     

              

                Cette technique du gant anesthésiant est particulièrement intéressante pour gérer des douleurs physiques internes mais aussi, parce qu’elle crée une désensibilisation totale de la peau, pour préparer  une prise de sang, une piqûre, une ponction ou une opération comme enlever un grain de beauté.

                L'intention est simple : vous imaginez enfiler un gant sur une main et que ce gant a cette capacité de protéger la main, de la rendre insensible. Au final, le gant devient votre peau donc plus le gant est épais, moins la peau est sensible. Pour arriver à cela, il faut jouer avec votre imagination.

                L’idée de base est de porter votre attention sur une des deux mains et d’imaginer que lentement vous faites glisser dessus une première couche, comme un gant léger, un gant de soie. Vous mettez alors l’accent sur le toucher agréable de la soie, une couche de douceur et même un peu de chaleur. Vous prenez le temps de bien visualiser ce gant dans tous les détails de forme, de matière et de couleurs.

                Une deuxième couche va alors être visualisée avec un gant un peu plus épais, comme un gant en caoutchouc pour faire la vaisselle …. avec déjà une autre matière, d’autres couleurs, une autre sensation dans la main. Voyez ces couches successives, ressentez les, imaginez que ces couches se superposent dans le but d’isoler la main. Vous pouvez même vous amuser à toucher votre main aux différentes étapes et votre perception sera certainement très différente selon le gant que vous êtes en train de visualiser.

                Une troisième couche, un troisième gant va alors se rajouter par dessus cela, un autre peut-être…. et vous voyez bien que votre créativité a ici toute sa place. L’habitude veut que l’on propose de mettre un gant de boxe, bien épais, très dur qui protège la main. Là encore, si vous touchez votre main vous allez ressentir quelque chose de très lointain … l’anesthésie commence à apparaître.

                Et pour finir, vous pouvez imaginer un gant super protecteur, dur, qui ne fait ressentir aucune sensation, la préférence des hypnothérapeutes se porte souvent vers un gant de plomb … imaginez que votre main devient une main de plomb … froide … grise … lourde et surtout tellement ferme. Vous pouvez alors imaginer que l’infirmière arrive pour piquer cette main de plomb et qu’aucune douleur n’est ressentie. L’infirmière peut même piquer à ce moment là si vous êtes dans la salle de soin.

                Vous l’avez compris, ce protocole est à adapter en fonction de vos besoins et de la douleur en question. Si par exemple il s’agit de gérer une piqûre au bras, il est judicieux d’imaginer que le gant remonte jusque là. S’il s’agit de gérer une douleur au genou, peut être pouvez vous imaginer un plâtre de plomb. Et enfin, il est tout à fait possible de diriger la main avec son gant anesthésiant vers la zone douloureuse et d’imaginer transférer la sensation anesthésique.

 

                Ce protocole est très intéressant et vous pouvez vous entraîner pour y arriver seul. Le fait de proposer plusieurs couches de protection va vous permettre de trouver la matière qui fonctionne le mieux pour vous. N’hésitez pas à chercher quel serait le gant le plus solide et protecteur pour vous.

La technique du gant anesthésiant est très utile pour gérer la douleur. C'est comme une séance d'auto-hypnose du training autogène. Vous pouvez l'utiliser pour vous-même après vous être bien relaxé.